Exemple de contrat de colocation : modèle gratuit à jour en 2026

Le contrat de colocation est le document qui organise les droits et obligations des colocataires et du bailleur. Découvrez un modèle gratuit, les mentions obligatoires et les différences entre bail unique et baux individuels.

Par l'équipe éditoriale de StarterLegal Mis à jour 30 août 2026 12 min de lecture
Exemple de contrat de colocation : modèle gratuit à jour en 2026

Vous cherchez un exemple de contrat de colocation fiable et un modèle prêt à remplir pour 2026 ? Cette page vous explique tout ce qu’il faut savoir, vous aide à choisir la bonne formule et met à votre disposition un exemple concret rempli pour un appartement meublé à Lyon.

Qu’est-ce qu’un contrat de colocation ?

Avant d’emménager ensemble, tout se met au clair sur le papier. Le contrat de colocation fixe les règles de vie commune entre les colocataires et le bailleur. C’est un bail d’habitation – régi par la loi du 6 juillet 1989 – que signent tous les colocataires pour le même logement. Il détaille la répartition du loyer, des charges, la durée de la location et les obligations de chacun.

Le contrat instaure surtout une clause de solidarité : chaque colocataire est redevable de l’intégralité du loyer et des charges, et non uniquement de sa quote-part personnelle. Cette solidarité protège le propriétaire contre les impayés : si l’un ne paie pas, les autres prennent le relais.

Bon à savoir : la colocation se distingue de l’hébergement à titre gratuit, une cohabitation sans contrepartie financière. Ce dernier n’est pas régi par la loi de 1989 et n’offre ni la même stabilité ni les mêmes obligations.

Nouveautés 2026 à connaître

  • DPE pour les meublés : tout logement meublé mis en location doit disposer d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) valide et respecter le seuil minimal de décence énergétique. Le contrat doit mentionner la classe énergétique.
  • Plafonds de loyer en zones tendues : les loyers de référence ont été actualisés ; le bailleur doit vérifier que le loyer pratiqué ne dépasse pas le plafond applicable dans la commune.
  • Jurisprudence sur la solidarité : une décision récente confirme que la clause de solidarité continue de produire ses effets après le départ d’un colocataire, tant que le congé n’a pas été valablement donné et que le bail se poursuit.

Quelles sont les mentions obligatoires du contrat de colocation ?

Un contrat de colocation doit impérativement contenir les informations suivantes :

  • Identité des parties : nom, prénom, date de naissance, adresse du bailleur et de chaque colocataire.
  • Désignation du logement : adresse complète, référence cadastrale (l’identifiant fiscal unique du bien), surface habitable, désignation des pièces et annexes.
  • Date de prise d’effet et durée du bail : pour une résidence principale, 3 ans minimum en location vide, 1 an en meublé (ou 9 mois pour un étudiant, si le contrat le prévoit).
  • Montant du loyer et des charges récupérables : loyer hors charges, provision mensuelle pour charges (somme versée chaque mois, régularisée annuellement en fonction des dépenses réelles) et modalités de régularisation.
  • Modalités de paiement : périodicité, moyen de paiement, date d’exigibilité.
  • Clause de solidarité : engagement solidaire au paiement du loyer et des charges pour l’intégralité du bail, sauf stipulation contraire.
  • Répartition des loyers entre colocataires : parts de loyer attribuées à chacun.
  • Préavis : durée du congé donné par le locataire (1 mois en meublé, 3 mois en vide, avec possibilités de réduction dans certains cas).
  • Dépôt de garantie : montant limité à 1 mois de loyer hors charges en location vide, 2 mois en meublé.
  • État des lieux et liste des meubles : obligatoires à l’entrée et à la sortie ; la liste des meubles doit être annexée si le logement est meublé.

Pièges à éviter sur les mentions

  • Oublier la référence cadastrale : elle est exigée par le décret de 2015 et permet d’identifier le bien sans ambiguïté.
  • Rédiger une clause de solidarité partielle sans la faire parapher par toutes les parties peut créer un déséquilibre.
  • Ne pas annexer la liste réglementaire des meubles expose à une requalification du bail en location vide.

Attention : lorsqu’un colocataire quitte le logement, les autres restent solidairement redevables du loyer total, sauf si une clause de sortie de solidarité a été expressément prévue.

Quelle est la différence entre un bail unique et des baux individuels en colocation ?

Vous avez deux grandes options. Le bail unique est un seul contrat signé par l’ensemble des colocataires. Les baux individuels sont des contrats séparés, chacun liant un colocataire au bailleur.

Bail unique Baux individuels
Contrat Un seul contrat signé par tous les colocataires et le bailleur. Chaque colocataire signe son propre contrat avec le bailleur.
Solidarité Légale, sauf clause contraire (art. 8‑1 de la loi du 6 juillet 1989). Chaque colocataire est tenu à la totalité de la dette de loyer. Aucune solidarité par défaut ; elle peut être insérée par une clause expresse dans chaque bail.
Loyer Un loyer global à répartir entre colocataires selon les clauses du contrat. Chaque bail mentionne la part de loyer due par le colocataire concerné.
Départ d’un colocataire Le colocataire sortant donne congé ; le bail se poursuit avec les autres, la solidarité persiste pendant le préavis. Un avenant est recommandé. Chaque colocataire peut donner congé indépendamment, sans incidence sur les autres baux.
Dépôt de garantie Un seul dépôt de garantie global. Un dépôt distinct peut être prévu dans chaque contrat.

Le bailleur peut, dans les baux individuels, insérer une clause de solidarité pour obtenir une protection similaire à celle du bail unique.

Quelle est la différence entre une colocation meublée et une colocation non meublée ?

La colocation meublée concerne un logement équipé du mobilier réglementaire ; la colocation non meublée, un logement vide. Le bail meublé offre une durée plus courte et un préavis réduit.

Colocation meublée Colocation non meublée
Durée minimale du bail 1 an (9 mois possible pour un étudiant). 3 ans.
Préavis du locataire 1 mois. 3 mois (réductible à 1 mois en zone tendue ou pour motif légitime).
Liste des meubles obligatoire Oui (literie, plaques de cuisson, four ou micro‑ondes, réfrigérateur, congélateur, vaisselle, etc.). Aucune.
Dépôt de garantie maximum 2 mois de loyer hors charges. 1 mois de loyer hors charges.
DPE Diagnostic obligatoire, classe énergétique devant respecter le seuil de décence en vigueur (mention obligatoire au contrat). Diagnostic obligatoire, même obligation.

L’impact du DPE en 2026

Le seuil minimal de performance énergétique interdit les « passoires thermiques » (classe G, puis progressivement F). Le contrat doit indiquer la classe DPE. La taxe d’habitation sur les résidences principales est supprimée pour tous les occupants : les colocataires n’en sont donc pas redevables.

Comment personnaliser un modèle de contrat de colocation ?

Pour adapter un modèle à votre situation, procédez par étapes :

  1. Renseignez l’identité des parties : noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresses de toutes les parties.
  2. Décrivez le logement avec précision : adresse, référence cadastrale, surface habitable, nombre de pièces, étage, annexes.
  3. Indiquez la durée et la date d’effet : respectez la durée minimale légale et prévoyez, si vous le souhaitez, une reconduction tacite.
  4. Fixez le loyer et les charges : montant global, provision sur charges, index de révision (généralement l’indice de référence des loyers, IRL) et répartition entre colocataires (parts égales, prorata des surfaces, etc.).
  5. Choisissez les clauses optionnelles : utilisation des parties communes (règlement intérieur), autorisation des animaux domestiques, révision annuelle du loyer, modalités de régularisation des charges.
  6. Ne supprimez jamais les clauses d’ordre public : durée de préavis, plafonnement du dépôt de garantie, obligation d’état des lieux, solidarité.

Erreurs fréquentes de personnalisation

  • Barrer une clause obligatoire sans la parapher peut entraîner sa nullité.
  • Utiliser un modèle non actualisé, qui omet la mention du DPE pour les meublés.
  • Appliquer une répartition du loyer sans l’accord exprès de tous.

Une modification manuscrite portée sur le contrat est valable si elle est paraphée par l’ensemble des signataires.

Le contrat de colocation est-il obligatoire ?

Un écrit n’est pas obligatoire pour qu’une colocation existe. Un bail verbal est juridiquement valable. Cependant, sans contrat écrit, les règles supplétives de la loi du 6 juillet 1989 et du Code civil s’appliquent, ce qui crée une incertitude, notamment sur l’existence et l’étendue de la solidarité. Il est donc vivement recommandé d’établir un contrat écrit, daté et signé par tous.

Bail verbal : avantages et risques

En pratique, l’absence d’écrit rend la preuve du contenu du bail très difficile. En cas de litige sur le loyer ou le préavis, le juge tranchera sur la base des dispositions légales, souvent moins favorables au locataire. La solidarité entre colocataires n’est pas présumée dans un bail verbal ; l’enjeu financier peut être lourd en cas d’impayé.

Quel cadre juridique s’applique au contrat de colocation ?

Le contrat de colocation relève du régime des baux d’habitation principale fixé par la loi du 6 juillet 1989. La loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (loi ALUR) a renforcé l’encadrement des loyers en zones tendues et réduit certains frais à la charge du locataire.

De nombreuses règles sont d’ordre public : on ne peut y déroger par contrat. Le décret de 2015 est venu préciser la liste des mentions obligatoires propres à la colocation, comme la désignation du logement et la répartition des loyers.

Jurisprudence sur la solidarité

La Cour de cassation rappelle que la clause de solidarité survit au départ d’un colocataire pendant toute la durée du bail, y compris pendant le délai de préavis. Un colocataire sortant peut donc rester tenu des loyers échus après son départ si le congé n’a pas été délivré dans les formes ou si le bail se poursuit par tacite reconduction. Il est crucial de prévoir contractuellement les modalités de sortie et d’informer le bailleur selon les règles.

Cas particuliers : colocation avec propriétaire occupant, sous‑location et indivision

Colocation avec propriétaire occupant

Lorsque le bailleur habite le logement avec les colocataires, le contrat reste soumis à la loi de 1989. Toutefois, le propriétaire peut résilier le bail sans avoir à justifier d’un motif, en respectant un simple préavis.
Attention : le propriétaire occupant n’est pas un colocataire ; il n’est pas concerné par la solidarité locative.

Sous‑location

Un colocataire peut sous‑louer une partie du logement à une personne supplémentaire uniquement avec l’accord écrit du bailleur. Sans cette autorisation, le bailleur peut résilier le bail principal et demander des dommages-intérêts. Le locataire principal reste responsable du paiement du loyer et des dégradations.
Bon à savoir : un modèle de contrat distinct est nécessaire pour formaliser la sous‑location.

Colocation en indivision

Plusieurs personnes possèdent le logement en indivision (chacun détient une quote-part du bien) et décident de le louer ou d’y habiter ensemble. Le contrat doit tenir compte des parts de propriété et du règlement de copropriété (utilisation des parties communes, répartition des charges).
Attention : le droit de la copropriété impose des règles spécifiques que le contrat de colocation ne saurait écarter.

Comment choisir le bon modèle de contrat de colocation ?

Voici un arbre décisionnel simple :

  • Étape 1 – Type de contrat : bail unique signé par tous les colocataires, ou baux individuels distincts.
  • Étape 2 – Nature du logement : meublé (durée 1 an, liste de meubles) ou non meublé (durée 3 ans).
  • Étape 3 – Occupation du propriétaire : le bailleur réside-t-il dans le logement avec les colocataires ?

Le tableau suivant vous oriente vers le modèle adapté :

Votre situation Modèle recommandé
Bail unique + meublé + propriétaire absent Contrat de colocation meublée
Bail unique + non meublé + propriétaire absent Contrat de colocation vide
Baux individuels + meublé + propriétaire absent Baux individuels meublés
Baux individuels + non meublé + propriétaire présent Contrat avec propriétaire occupant, version bail individuel

Vous retrouverez sur cette page un exemple de contrat de colocation rempli pour la première situation, que vous pouvez adapter.

Exemple de contrat de colocation rempli

Voici un extrait d’un contrat renseigné avec des données réalistes, portant sur un appartement T3 meublé à Lyon, avec prise d’effet au 1ᵉʳ septembre 2026.

Extrait du contrat :

  • Désignation des parties :
    Bailleur : M. Jean Lefèvre, …
    Colocataires : Camille Dupont, née le 15/03/1998 à Paris ; Alex Martin, né le 22/07/1999 à Lyon.
  • Logement : appartement T3 situé 12 rue de la République, 69002 Lyon, référence cadastrale LY‑987‑654.
  • Durée : 1 an à compter du 1ᵉʳ septembre 2026, renouvelable par tacite reconduction.
  • Loyer mensuel : 1 200 € hors charges. Provision sur charges récupérables : 150 € par mois.
  • Clause de solidarité : Chaque colocataire est solidairement tenu au paiement de l’intégralité du loyer et des charges, pour toute la durée du bail.
  • Dépôt de garantie : 1 200 € (égal à un mois de loyer hors charges, dans la limite légale de deux mois pour un meublé).
  • Répartition du loyer : 600 € à la charge de Camille Dupont, 600 € à la charge d’Alex Martin. Les charges sont partagées à parts égales.

Si les colocataires n’occupent pas des surfaces équivalentes, la répartition peut être calculée au prorata des pièces privatives, avec l’accord de tous.

Questions fréquentes sur le contrat de colocation

Comment rédiger un contrat de colocation ?
Partez d’un modèle conforme à la loi, puis remplissez-le pas à pas : identités, description du logement, loyer, répartition des charges et ajoutez les clauses optionnelles. C’est la méthode la plus sûre pour ne rien oublier.

Quel type de contrat pour une colocation ?
Le choix dépend de deux critères : l’adoption d’un bail unique (solidaire) ou de baux individuels, et la nature meublée ou non du logement. L’arbre décisionnel et le tableau de la section précédente vous aident à trouver le modèle pertinent.

Quels sont les droits d’un colocataire sans bail ?
Un colocataire sans écrit bénéficie d’un bail tacite régi par la loi de 1989. Ses droits sont les mêmes que ceux d’un colocataire titulaire d’un contrat écrit, mais la preuve du contrat et de la solidarité est plus difficile à apporter en cas de conflit.

Où trouver un exemple de contrat de colocation ?
Cette page propose un exemple de contrat de colocation à jour, accompagné d’un modèle gratuit et d’un extrait rempli concret.

Quelle est la durée du préavis en colocation meublée ?
Le préavis est d’un mois, qu’il s’agisse d’un bail unique ou de baux individuels. En location vide, le préavis est de trois mois, avec des réductions possibles en zone tendue ou pour motif légitime.

Les animaux sont‑ils autorisés dans une colocation ?
La loi n’interdit pas la détention d’animaux de compagnie dans un logement loué. Le contrat peut toutefois contenir une clause les autorisant ou les interdisant. En l’absence de clause, le locataire peut en détenir.

Et après la signature du contrat de colocation ?

Checklist des démarches

Démarche Qui Délai / remarque
État des lieux d’entrée Bailleur et colocataires Le jour de la remise des clés, contradictoire
Assurance habitation Chaque colocataire Avant l’entrée dans les lieux ; une seule police peut suffire si tous sont mentionnés
Demande d’APL Colocataires éligibles Dès l’entrée ; chaque colocataire fait sa propre demande, comme s’il occupait seul le logement
Enregistrement du contrat Bailleur ou colocataires Facultatif mais donne date certaine
Archivage Toutes les parties Contrat, état des lieux, quittances : à conserver 3 ans après le départ

Précisions sur les aides au logement

Les colocataires peuvent déposer une demande d’aide personnalisée au logement (APL) auprès de la CAF ou de la MSA, en fournissant une copie du contrat et de l’état des lieux. L’APL est calculée selon la situation personnelle de chaque colocataire, comme s’il occupait seul le logement, ce qui constitue un avantage pour une colocation.

Pensez également à ouvrir un compte commun pour le paiement du loyer et des charges, afin d’éviter les retards ou les impayés qui mettraient en jeu la solidarité.

Ce guide est une information générale, pas un conseil juridique. Les lois varient selon les lieux et évoluent — pour votre situation, consultez un professionnel qualifié.

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