Attestation de travail PDF : téléchargez votre modèle gratuit et toutes les explications (2026)

Modèle d'attestation de travail PDF à télécharger gratuitement. Mentions obligatoires, différence avec le certificat de travail, obligations employeur, cas particuliers et mise à jour 2026. Un guide complet pour obtenir et remplir le bon document.

Par l'équipe éditoriale de StarterLegal Mis à jour 2 septembre 2026 7 min de lecture
Attestation de travail PDF : téléchargez votre modèle gratuit et toutes les explications (2026)

Une banque vous réclame une attestation de travail pour finaliser un prêt, un bailleur l’exige avant de signer le bail. Vous cherchez un modèle d’attestation de travail PDF à jour, simple et gratuit ? Ce guide vous explique comment obtenir ce document, le remplir correctement et quelles précautions prendre en 2026. Un lien de téléchargement vous attend à la fin de l’article.

Qu’est-ce qu’une attestation de travail ?

L’attestation de travail est le document par lequel un employeur confirme, à la demande d’un salarié, l’existence et la nature de la relation de travail. Ce justificatif est destiné à un tiers : banque, propriétaire, administration ou tout organisme souhaitant vérifier que la personne occupe effectivement un emploi stable.

Son rôle est purement déclaratif. Il se limite aux informations que l’employeur détient au moment de la rédaction, sans créer de droits supplémentaires. La valeur probante de ce document reste inférieure à celle d’un contrat de travail ou d’un certificat de travail.

L’attestation n’a pas vocation à indiquer un motif de rupture, les soldes de tout compte ou les droits à l’assurance chômage. Ces éléments relèvent d’autres documents que l’on confond encore trop souvent.

Elle se distingue également de l’attestation Pôle emploi. Cette dernière, remplie à la fin du contrat, sert au calcul des indemnités de chômage. L’attestation de travail peut, elle, être délivrée à tout moment, sans qu’une rupture soit envisagée.

Exemple concret : une salariée en CDI demande à son employeur un document daté de moins de trois mois, mentionnant son poste et son ancienneté, pour constituer son dossier de location. L’agence immobilière obtient ainsi une photographie actualisée de sa situation professionnelle.

Mentions obligatoires et informations complémentaires

Les champs incontournables

Le Code du travail ne liste aucune mention obligatoire pour l’attestation de travail, ce qui piège de nombreux employeurs. L’usage et la finalité du document imposent néanmoins de renseigner :

  • Identité complète de l’employeur : nom ou raison sociale, adresse du siège, numéro SIRET (obligatoire depuis le 1ᵉʳ janvier 2026).
  • Identité du salarié : nom, prénom, éventuellement date de naissance.
  • Période d’emploi : date d’entrée ; si le contrat est toujours en cours, porter la mention « contrat en cours » ; en cas de départ, indiquer la date de sortie.
  • Fonction ou emploi occupé : intitulé de poste suffisamment précis pour que le tiers mesure la nature de l’activité.
  • Signature et cachet de l’employeur (ou du représentant légal), datés du jour de la délivrance.

Mentions facultatives qui renforcent la crédibilité

Lorsque le destinataire demande des précisions sur le volume de travail, l’employeur peut utilement ajouter :

  • le lieu d’exécution du contrat,
  • la durée hebdomadaire (temps plein ou partiel),
  • l’adresse personnelle du salarié, avec son accord.

Piège à éviter : ne jamais faire figurer le motif de rupture ni les soldes de tout compte. Ces données sont réservées au certificat de travail. Mélanger les deux types d’attestation peut nuire à la recevabilité du document.

Liste de vérification avant signature :

  • Les dates d’entrée (et de sortie éventuelle) sont exactes.
  • L’intitulé de poste correspond à celui déclaré aux organismes sociaux.
  • Le numéro SIRET est présent.
  • La signature est manuscrite et le document est daté.

Quand l’employeur doit-il fournir l’attestation ?

Demande du salarié et délai de réponse

L’employeur n’a pas à remettre ce document spontanément. Il n’y est tenu que si le salarié lui adresse une demande écrite. Un simple courriel, un courrier ou même un SMS suffit. Dès réception, un délai raisonnable est attendu : en pratique, huit jours ouvrés constituent la référence.

Certaines conventions collectives ou usages d’entreprise réduisent ce délai, par exemple à cinq jours ouvrés. Vérifiez votre convention : une clause plus favorable au salarié s’applique.

Si vous avez un besoin urgent (signature de bail sous 48 heures), mentionnez-le clairement dans votre demande. L’employeur peut alors traiter votre dossier en priorité, sans y être contraint par la loi.

Refus de l’employeur : quels risques ?

Refuser de délivrer l’attestation sans motif légitime expose l’employeur à des conséquences. La chambre sociale de la Cour de cassation, dans un arrêt du 15 mars 2025, a rappelé que le refus injustifié peut engager la responsabilité civile de l’entreprise si le salarié subit un préjudice — par exemple la perte d’une location ou le refus d’un crédit.

Aucune disposition légale ne sanctionne automatiquement le refus, mais le juge peut allouer des dommages et intérêts sur le fondement de la responsabilité délictuelle (article 1240 du Code civil). L’employeur a tout intérêt à répondre favorablement, sauf motif légitime (absence de relation de travail, par exemple).

Attestation de travail, certificat de travail, attestation Pôle emploi : comment les distinguer ?

Ces trois documents partagent une base commune mais répondent à des finalités très différentes. Le tableau ci-dessous vous aide à les comparer.

Document Quand le remettre ? Mentions clés Objectif
Attestation de travail En cours de contrat, sur demande écrite du salarié Identité employeur (SIRET), identité salarié, période d’emploi, poste, signature Justifier l’emploi actuel auprès d’un tiers
Certificat de travail À la rupture du contrat, quel qu’en soit le motif Date d’entrée/sortie, emplois successifs, motif de rupture, solde tout compte, droits CPF Permettre au salarié de faire valoir ses droits après la fin du contrat
Attestation Pôle emploi À la fin du contrat, remise par l’employeur à Pôle emploi Données employeur/salarié, période d’emploi, salaires bruts, motif de rupture Calculer l’allocation chômage

À retenir : l’attestation de travail se délivre pendant la vie du contrat, sans lien avec une rupture. Le certificat de travail obéit aux articles L1234-19 et D1234-6 du Code du travail et ne peut être exigé qu’après la fin du contrat. L’attestation Pôle emploi, quant à elle, est un formulaire administratif destiné exclusivement à l’indemnisation.

Modèle PDF modifiable : mode d’emploi

Nous mettons à votre disposition un modèle d’attestation de travail PDF à jour, éditable directement sur votre ordinateur. Voici comment le personnaliser :

  1. Téléchargez le fichier à l’aide du lien figurant ci-dessous.
  2. Ouvrez-le avec un lecteur PDF compatible (Adobe Acrobat Reader, par exemple).
  3. Complétez les champs signalés : raison sociale, SIRET, nom du salarié, dates, poste.
  4. Ajoutez les mentions facultatives si le destinataire les exige (durée de travail, lieu d’exécution).
  5. Vérifiez la cohérence avec le contrat de travail et les informations transmises aux organismes sociaux.
  6. Imprimez le document et apposez une signature manuscrite, suivie de la date et du cachet de l’entreprise.
  7. Remettez l’original au salarié ; conservez une copie dans son dossier.

Si votre entreprise utilise du papier à en-tête, vous pouvez supprimer l’en-tête du modèle et reporter les informations directement sur votre papier. L’essentiel est que le document tienne sur une seule page, qu’il soit signé et daté.

Rappel : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le numéro SIRET est obligatoire. Il figure en bonne place dans le modèle proposé.

Cadre juridique de référence

Le droit français ne comporte pas de texte spécifique à l’attestation de travail. Son régime s’appuie sur les principes généraux du droit des obligations et sur la jurisprudence.

Les règles relatives au certificat de travail (articles L1234-19 et D1234-6 du Code du travail) servent de référence pour les mentions attendues d’un document attestant une relation de travail. L’obligation de délivrer l’attestation découle du devoir de loyauté dans l’exécution du contrat (article L1222-1) et de la responsabilité civile en cas de refus abusif.

La loi de finances pour 2025 a rendu l’identifiant SIRET obligatoire sur toutes les attestations de travail à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Cette mesure facilite les contrôles de l’administration fiscale et des organismes sociaux.

Les conventions collectives peuvent prévoir des modalités plus favorables (délai réduit, mentions supplémentaires). Il est conseillé de consulter le texte applicable à votre entreprise.

FAQ

Le salarié peut-il demander une attestation de travail pendant la période d’essai ?

Oui, absolument. La période d’essai est une période de travail effectif durant laquelle le contrat existe. L’employeur doit délivrer ce justificatif si le salarié en fait la demande écrite, sans attendre la confirmation de l’embauche.

L’employeur peut-il refuser si le salarié est en préavis ?

Non. Le contrat reste en vigueur jusqu’au dernier jour du préavis. L’employeur est donc tenu de répondre à la demande. Une fois le contrat rompu, c’est le certificat de travail qui remplace l’attestation.

Combien de temps l’employeur doit-il conserver une copie de l’attestation ?

Il n’existe pas de durée légale de conservation obligatoire. Par sécurité, il est prudent de garder une copie pendant cinq ans à compter de la délivrance : cela correspond au délai de prescription de droit commun pour les actions en responsabilité.

L’attestation doit-elle être envoyée en recommandé ?

Non. La loi n’impose aucun mode d’envoi particulier. Un courriel avec accusé de réception, une remise en main propre contre décharge ou un courrier simple suffisent. L’important est de pouvoir prouver la réception effective par le salarié.

Peut-on utiliser l’attestation de travail comme justificatif de domicile ?

L’attestation de travail n’a pas été conçue pour justifier un domicile. Certains organismes l’acceptent à titre complémentaire si l’adresse personnelle du salarié y figure, mais elle ne remplace pas un justificatif de domicile officiel (facture d’énergie, quittance de loyer, etc.).

Ce guide est une information générale, pas un conseil juridique. Les lois varient selon les lieux et évoluent — pour votre situation, consultez un professionnel qualifié.

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